Déchets nucléaires à Bure : la justice ordonne l’expulsion des «hommes des bois» Opponents of nu clear waste burial at Bure have occupied site for months

The anti-nuclear militants who occupy Lejuc wood, the epicenter of the fight against the Cigéo nuclear waste disposal project, can now be expelled at any time.

As early as Thursday, the anti-nuclear activists who occupy Lejuc wood in the Meuse for months are at risk of being dislodged by the authorities. The Bar-le-Duc Court of First Instance issued an “expulsion decision without delay from the Bois Lejuc”, which became the national court for the removal of radioactive waste (Andra) Epicenter of the fight against the Cigéo project of landfill of nuclear waste, that Andra pilot.

Déchets nucléaires à Bure : la justice ordonne l’expulsion des «hommes des bois»
Par Anne-Laure Frémont , AFP agence Publié le 27/04/2017 à 12:11

Les militants antinucléaires qui occupent le bois Lejuc, épicentre de la lutte contre le projet Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaires, peuvent désormais être expulsés à tout moment.
Dès ce jeudi, les antinucléaires qui occupent le bois Lejuc, dans la Meuse, depuis des mois, risquent d’être délogés par les autorités. Saisi en référé par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), le Tribunal de Grande Instance de Bar-le-Duc a en effet rendu mercredi une «décision d’expulsion sans délai du Bois Lejuc», devenu l’épicentre de la lutte contre le projet Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaires, que l’Andra pilote.

La procédure portait sur l’expulsion du bois de Sven Lindstroem, un Finlandais qui s’y était installé dans une cabane en bois partagée avec d’autres opposants au projet, mais la pratique veut que la décision s’étende à «tous ceux qui habitent dans le Bois-Lejuc», a expliqué à l’Agence France-Presse l’avocat des militants anti-Cigéo, Etienne Ambroselli.

Il n’y a pour l’instant aucun déchet nucléaire à Bure. Juste un laboratoire de recherche souterrain. Mais si le projet est validé, c’est sous le bois Lejuc que l’Andra prévoit de creuser, à environ 500 mètres de profondeur, les galeries censées accueillir les déchets les plus radioactifs de France, et d’autres qui le seront pendant des centaines de milliers – voire des millions – d’années. L’agence prévoit également d’y installer plusieurs puits pour permettre l’aération du site et le transfert des hommes et du matériel.
Pour cela, elle doit réaliser des forages exploratoires dans la forêt afin de récolter des données en vue du dépôt de la demande d’autorisation de création du site, qui doit être déposée en 2018. Or l’occupation du bois rendait jusque-là ces forages impossibles.
Remobilisation

«Cette décision remobilise avec la plus grande efficacité les opposants au projet Cigéo», selon l’avocat des militants anti-Cigéo. «Ce qui est sûr, c’est que l’Andra n’est toujours pas propriétaire du Bois-Lejuc et n’a toujours pas d’autorisation de défrichement», a-t-il souligné. Les opposants au projet ont en effet marqué un point en février, quand le tribunal administratif de Nancy, saisi par des riverains du projet, a invalidé une délibération du conseil municipal de Mandres-en-Barrois par laquelle ce petit village meusien, qui jouxte Bure, avait cédé en juillet 2015 le terrain à l’Andra.
L’Andra reste propriétaire de ce terrain mais, pour les opposants à ce projet, ce titre de propriété est fragilisé. La commune a quatre mois pour régulariser la situation et soumettre au vote cette même délibération. «Mais rien ne dit que le maire obtiendra la majorité qu’il avait obtenue», estiment les antinucléaires.

As posted at http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/04/27/01016-20170427ARTFIG00158-dechets-nucleaires-a-bure-la-justice-ordonne-l-expulsion-des-hommes-des-bois.php

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